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Littérature -
Anticipation
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Écrit par Cc.rider
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Samedi, 15 Novembre 2008 23:26 |
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En 2048, l’Europe entière, à l’exception de la Pologne et de la Russie, est islamisée. De gré ou de force, les néo-catholiques se sont massivement convertis et la Charia est appliquée dans toute sa rigueur. Les rares individus qui sont restés fidèles au Christianisme doivent vivre en parias (dhimmis) dans des ghettos et subir d’innombrables vexations. Un vigneron surpris à avoir fabriqué du vin est lapidé sous l’Arc de Triomphe. Il n’y a plus de Pape à Rome car l’église catholique post-conciliaire s’est auto-dissoute. A Paris, seule subsiste une poignée de chrétiens qui doivent se réunir dans les catacombes autour d’un jeune prêtre traditionnaliste : le père Lotaire. Quelques résistants comme Eugène Olivier (dont le grand père, servant à Notre Dame a été égorgé quand un groupe de musulmans s’est emparé de la cathédrale pour la transformer en mosquée) ou Sophia, qui fut otage et torturée par les islamistes, organisent encore des attentats pour éliminer cadis ou imams particulièrement sanguinaires à l’encontre des « kafirs » (infidèles). Jusqu’au jour où le pouvoir musulman décide de frapper un grand coup : nettoyer définitivement les derniers ghettos chrétiens. Un « converti » vend la mêche. Résistants et Tradis décident de se lancer dans un baroud d’honneur désespéré qui aura pour cadre l’île de la Cité et son cœur emblématique, la cathédrale Notre Dame…
Livre d’anticipation dont la lecture donne froid dans le dos par son implacable logique et par sa terrible rigueur démonstrative. Mme Tchoudinova se sert d’évènements récents et révélateurs et se contente d’en projeter les conséquences logiques dans un futur assez proche. De compromissions en trahisons, d’abandons de souverainetés en apostasies et renonciations diverses et variées, nul ne peut déboucher que sur une capitulation en rase campagne, honteuse et sans retour. D’un strict point de vue littéraire, ce thriller n’est sans doute pas un grand chef d’œuvre (la médiocrité stylistique tient sans doute beaucoup à la faible qualité de la traduction), mais il a le mérite d’amener le lecteur à réfléchir et surtout de voguer à contre courant du religieusement correct et de battre en brèche l’angélisme pro-islam ambiant. Le fait que ce best-seller russe n’ait été publié par aucun éditeur français montre malheureusement à quel point de collaboration et de veulerie intellectuelle notre pauvre pays est tombé et combien, ab absurdo, le point de vue de l’auteur est sans doute tristement pertinent.
4/5
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Commentaires
En fait, alors que je dois l'avouer, j'avais un a priori favorable, je ne suis pas du tout entré dans le livre.
Outre que l'intrigue me semble particulièremen t tirée par les cheveux, la sous-estimation de "l'ennemi" présenté comme un dégénéré jouisseur, me semble, dans la réalité, plus faire son jeu que le nôtre. Citer
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